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« 1917 » de Sam Mendes : la guerre comme vous ne l’avez jamais vue !

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Sorti le 15 janvier, le film « 1917 » réalisé par Sam Mendes vous plonge au cœur des tranchées de la Première Guerre Mondiale. Une immersion totale accompagnée d’émotions fortes. 

On ne compte plus les films sur la Première et la Seconde Guerre Mondiale. Des sujets qu’on peut penser vus et revus… Un préjugé qui s’envole lorsqu’on découvre « 1917 ». Avec le long-métrage de Sam Mendes (American Beauty, Les Noces rebelles, Skyfall), on prend conscience qu’il y a encore des chefs d’œuvre sur cette partie de l’Histoire. La plupart des films partent du début de la guerre en racontant tout sont déroulement. Sam Mendes, lui, préfère parler d’une période bien précise, celle de 1917, en 1h58. Un détail important puisque l’action se déroule en temps réel. Le scénario s’ouvre sur un soldat assis au pied d’un arbre et se referme sur cette même scène. 

« 1917 » plonge le spectateur au cœur des tranchées, comme si ce dernier y était réellement. Une sensation ressentie grâce à la façon dont les plans sont filmés : en vrai-faux-plan séquence. La caméra suit pas à pas les mouvements de deux soldats britanniques, Schofield (George MacKay) et Blake (Dean-Charles Chapman), assignés à une mission « impossible » en pleine bataille. Tous les deux sont chargés de faire passer un message pouvant empêcher une attaque meurtrière dans laquelle serait confronté le frère de Blake. Le public est saisi par chacune des actions, se laissant transporter par des émotions fortes. Une technique réaliste à travers laquelle les couleurs transpercent l’écran, soulignant la réalité des faits.

Une poésie de vie 

Au-delà des actions de guerre, tels que les tires passant par la vue de soldats tués au combat, « 1917 » laisse place aux métaphores poétiques. Au début du film, on peut voir des cerisiers sans vie, juste des branches faisant référence à l’horreur de ce combat et à la mort. Mais peu à peu, les cerisiers fleurissent, la nature se met à chanter avec le son de l’eau, pour souligner la vie. 

Dans le film, on ne voit pas grand chose de la guerre. La caméra est fixée sur cette course contre la montre des deux protagonistes, un moment défini. Il n’y a pas beaucoup de dialogues non plus. Pourtant, nous sommes en haleine tout le long pour connaître le dénouement : les jeunes soldats pourront-ils remettre en main propre l’arrêt de l’assaut pour faire cesser le feu face aux Allemands ?

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