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« Donnie Darko », le film maudit

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En septembre 2001, dans les salles de cinéma américaines, un film est mis à l’essai, “Donnie Darko”. Il s’agit du premier long-métrage réalisé par Richard Kelly, un jeune auteur âgé de 20 ans à l’origine de deux courts-métrages, déterminé à se faire un nom dans le monde du 7ème art.

Le 11 Septembre 2001 aux États-Unis, une date difficile à oublier. Deux avions détournés entrent en collision dans les tours jumelles du World Trade Center. Le monde entier fait face à la montée en puissance de l’organisation terroriste Al-Qaïda et l’impuissance de la suprématie américaine. La Terre s’arrête, la peur et la colère prennent le dessus. Des faits relatés dans le film « Donnie Darko », réalisé par Richard Kelly. Ce film révolutionnaire et bouleversant met en avant l’histoire d’un jeune adolescent nommé Donnie Darko. Schizophrène et somnambule, il est confronté à l’exclusion scolaire. Une nuit, un crash d’avion survient et un des réacteurs tombe sur sa chambre. Heureusement, le lycéen est absent.

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248. ⚡ Donnie Darko is a classic ‘Ending Explained' movie, by which I mean it's utterly, utterly baffling in its logical thread and will leave you scratching your head. I’ve seen it probably 8 or 9 times and I don't have a definitive answer for the parallel universe time-warp strangeness that motivates its plot. I can't really give you a plot synopsis, because I don’t really know what happens, I just know what people do and that's about it. Very, very broadly it's a film about an American high school student called Donnie Darko whose upper middle class suburban boredom is semi-frequently punctured by nocturnal visits from Frank, a giant, scary rabbit, who prophesies the exact date and time that Donnie's world will end. As far as intriguing loglines go, this is a cracker. In an unusual sense, the genius of Donnie Darko doesn’t have anything to do with Frank’s apocalyptic insights and Donnie's tumultuous journey to finding the truth about his psychosis. It’s the surrounding distractions: Sparkle Magic, his little sister's dance group, his cynical and cunning older sister, the cringe worthy motivational speaker endorsed by Donnie's school, his parents' bemused indifference to the finer details of the world around them, Grandma Death the haggard, old local legend, Donnie's own instinct driven romance with a new girl in his school, his passionate and intelligent English teacher set on opening her students' minds in the face of a regimented administration… I realise that, each time I watch it, it's a film with some of the richest atmosphere of any I’ve ever seen, the spiralling melodies of Tears For Fears guiding the audience through a perfect snapshot of late 1980s suburbia. It feels so real that it has to be fake. The film has absolutely stunning performances in every quarter, including the child actors. And there's something brilliantly uncanny about seeing Maggie and Jake Gyllenhaal bicker and fight over the dining room table as siblings. I can't say much more other than that it's an extraordinary watch, self-absorbed, lofty but cynical and ironic, a testament to teenage angst. A rare gem. #films #donniedarko #filmreview #richardkelly

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Lors d’une de ses crises de somnambulisme, il suit son ami imaginaire, un lapin au nom de Frank qui lui annonce que la fin du monde aurait lieu dans 28 jours, 6 heures, 42 minutes et 12 secondes. Ce lapin machiavélique va prendre le contrôle de l’inconscient du pauvre Donnie et le pousser à effectuer différents délits. Un soir, il provoque même une inondation dans son lycée à coups de hache. Ses infractions deviennent de plus en plus dangereuses et incontrôlées. Sa psychologue est impuissante face au comportement du garçon, dont les actes sont de moins en moins prévisibles. Une période sombre durant laquelle Donnie va commencer à s’intéresser aux voyages dans le temps et va rencontrer Gretchen Ross, une jeune fille dont il va tomber amoureux.

Un film pas comme les autres

« Donnie Darko » est une expérience dont on ne sort pas indifférent. Bouleversant pour certains, terrifiant pour d’autres, il est unique et c’est ce qui fait tout son charme. Il touche des milliers d’internautes qui s’emparent des forums spécialisés pour poser leurs questions.

Magnifiquement bien filmé, rempli d’humour et de péripéties, ce film très sensoriel entre dans une autre dimension grâce à sa bande originale. Au programme, « The Killing Moon » d’Echo & the Bunnymen ou encore « Mad World » interprété par Michael Andrews. Ces musiques transmettent à la perfection la transition entre l’adolescence et l’âge adulte que vit Donnie dans le film.

Ce film « cultissime » aura permis au jeune Jake Gyllenhaal de se révéler aux yeux du grand public. Il possède aujourd’hui une belle filmographie, avec entre autres « Prisoners », « Le secret de Brokeback Moutain », « NightCall » et « Enemy ». La sœur de Donnie, Elizabeth Darko, est d’ailleurs interprétée par la véritable sœur de l’acteur, Maggie Gylenhaal. Elle a notamment joué dans « Batman : The Dark Night ». A ce joli casting, s’ajoute Patrick Swayze (Point Break, Dirty Dancing) et Seth Rogen (Nos pires voisins).

Au mauvais endroit, au mauvais moment

Malgré toutes ces qualités, le film a malheureusement fait un flop. Boycotté dès sa sortie en salles aux États-Unis, il récolte à peine un demi-million de dollars de recettes en étant projeté dans seulement 58 établissements. C’est à l’internationale que le film prendra un peu d’ampleur, notamment aux Royaume-Uni. Il fait même plus de 70 000 entrées en France, mais n’explose pas.

En 2004, Richard Kelly a alors l’idée de relancer son long-métrage en version « director’s cut ». Une version incluant 20 minutes de pellicule supplémentaires. Rien n’y fait, le film ne décolle pas pour autant.

Beaucoup considèrent cette réalisation des années 2000 comme cultissime, tout d’abord parce qu’elle a lancé le « mythe » Gylenhaal, mais aussi et surtout parce qu’encore aujourd’hui, Donnie Darko est un vivier à théorie. Il fait parti des films à voir absolument pour développer sa cinéphilie.


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