François Bayrou et Emmanuel Macron : l’accord trouvé !

Alors que jeudi soir un désaccord sur la liste électorale sur la liste législative présentée par le mouvement En marche ! avait fait éclater la colère de M. Bayrou, un accord a donc été mis en place, qui semble le satisfaire.

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Jeudi soir François Bayrou reçoit un appel d’Emmanuel Macron : « Mes troupes on fait n’importe quoi ». Après 72h de désaccord et un François Bayrou senti trahi, l’accord législatif entre En marche ! et le modem semble être hors de danger. Vendredi soir le maire de Pau a confirmé qu’un projet d’accord solide et équilibré d’investitures a été trouvé entre centristes et partisans de M. Macron. Le président du MoDem a déclaré « On a fait des pas en avant sur des questions extrêmement importantes pour l’avenir de la majorité ».

 Un nombre de candidats insuffisant

Jeudi, François Bayrou avait considéré qu’il n’y avait pas assez de candidats du MoDem investis par REM pour les législatives, comme l’avait prédit l’accord avec Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle. Sur les 428 noms fournis jeudi, seul 35 étaient du MoDem or Macron lui en avait promis entre 80 et 120.

Selon Bayrou il ne s’agissait pas de répondre à des questions arithmétiques mais à deux questions essentielles : « Est-ce qu’il s’agit d’un parti unique ou d’une majorité plurielle ? Quel est le point d’équilibre de la majorité » ? Nous souhaitons que ce point d’équilibre soit au centre, central et pas déséquilibré d’un côté ou de l’autre. »

Le leader du Modem est donc aujourd’hui satisfait et a réussi à garantir à sa formation une part de marché qu’il souhaitait depuis le départ, le MoDem sera donc présent dans 100 circonscriptions.

Maintenant que les tensions sont apaisées, le nouveau Président de la république doit faire connaître d’ici lundi le nom du premier ministre et espère pouvoir rallier une partie de la droite dans sa majorité. Le rééquilibrage au centre ainsi affirmé dans le choix des candidatures aux législatives permet maintenant de laisser un chemin à la droite. Le choix du premier ministre est plus qu’important puisque il joue l’avenir immédiat de la majorité présidentielle.

Mathilde Dandeu (dimanche 14 mai)

(Source photo : Le Parisien) 

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