Le retour de Malala au Pakistan

Elle quitte le Pakistan en 2012 après avoir été agressée et blessée par les balles des Talibans. Malala, militante pour les droits des femmes et l’éducation pour les jeunes filles à travers le monde, est  rentrée dans son pays natal.

Malala, une battante / Copyright/Open Government License/Creative Commons – Attribution.

Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix en 2014, est arrivée jeudi 29 mars très tôt dans son pays natal, le Pakistan. Une première depuis six ans … Malala a quitté son pays en 2012, après avoir reçu une balle dans la tête tirée par les Talibans en raison de ses engagements pour l’éducation des jeunes filles. Ce matin, une voiture l’attendait à l’aéroport international d’Islamabad. Escortée par un convoi de sécurité, la jeune femme, accompagnée de ses parents, devait rencontrer le Premier ministre Shahid Khaquan Abbasi.

Un retour de courte durée puisque Malala n’y reste que quatre jours. La menace contre la jeune femme est toujours présente. Elle est la cible de nombreux membres des Talibans qui la décrivent comme « un agent de l’étranger » payé pour donner une mauvaise image à leur pays.

Une battante

En 2012, à seulement 14 ans, l’adolescente quitte son pays entre la vie et la mort, où l’on avait tenté de l’assassiner dans le bus scolaire. Transférée d’urgence en Grande Bretagne pour se faire opérer,  Malala s’accroche et réussit à survivre. A 20 ans, elle étudie l’économie, la philosophie et les sciences politiques  à l’Université d’Oxford.

Elle continue à se battre en faveur de l’éducation au Pakistan, au Nigeria, en Jordanie, en Syrie et au Kenya, avec sa fondation le Malala Fund.

Une jeune femme au cœur d’or qui s’est servie de son argent remporté grâce à son prix Nobel pour construire une école pour filles au début du mois de mars à Shangla dans le  district du Swat.

Malala, une femme de plus qui aura marqué l’histoire.

Mathilde Dandeu 

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One thought on “Le retour de Malala au Pakistan

  1. Plasticienne engagée, j’ai réalisé une oeuvre sur le sujet des mutilations sexuelles intitulée « Infibulation », que j’ai pu présenter à 400 lycéens français pour la Journée des Femmes 2018. Le dialogue fut incroyable avec des élèves qui découvraient cette pratique barbare.
    Quand l’art permet de parler directement des MGF et d’ouvrir le débat.
    > A découvrir : https://1011-art.blogspot.fr/p/blog-page.html

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