Les fois où Orelsan a insulté les femmes dans ses chansons

Les propos sexistes dans ses textes continuent de faire polémique. Depuis le 14 février, une pétition sur change.org réclame l’annulation des prix remportés par le chanteur lors des 33e Victoires de la musique.

 

Le rappeur a été désigné meilleur artiste masculin de l’année par les 33e Victoires de la musique.
© Polaroliv’/Flickr

Les féministes ne le lâchent pas. Son triomphe lors des Victoires de la musique le 9 février dernier a relancé le débat. Une pétition, qui compte actuellement 78 000 signatures, l’accuse de tenir des propos « inacceptables » dans ses chansons, « Et ce n’est pas parce que certaines choses remontent à 10 ans que nous devons tout oublier ». Car ce n’est pas la première fois qu’Orelsan attire les foudres des associations. En 2013, il est condamné à 1000 euros d’amende avec sursis pour injure et provocation à la violence contre les femmes, avant d’être relaxer par la Cour d’appel de Versailles en 2016. Retour sur toutes ces fois où le rappeur de 35 ans s’en est pris aux femmes dans ses chansons. !

«Si j’te casse un bras, considère qu’on s’est quitté en bons termes »

Sale pute! », c’est l’histoire d’un homme enragé après avoir découvert que sa femme le trompe. « J’te déteste j’veux que tu crèves lentement », « Si j’te casse un bras, considère qu’on s’est quitté en bons termes », « On verra comment tu suces quand j’te déboiterai la mâchoire »… Le morceau enchaîne les répliques brutales. Dès sa sortie en 2009, Ni putes ni soumise porte plainte contre l’artiste pour provocation au crime. L’association féministe dénonce « une incitation à la violence la plus ignoble qui met en scène le désir de viol, de torture et d’assassinat » et décrit la chanson comme un « mépris le plus profond pour toutes les femmes ».  »

«Comme si c’était d’ma faute si les meufs c’est des putes »

 

La même année, Aurélien Contentin de son vrai nom réalise son premier album « Perdu d’avance ». L’opus met en scène un jeune sans repère, angoissé et dépassé par ses relations sociales. Dans « Courez Courez », Orelsan s’en prend directement aux féministes : « Les féministes me persécutent, me prennent pour Belzébuth Comme si c’était d’ma faute si les meufs c’est des putes Des fois j’sais plus si j’suis misogyne ou si c’est ironique J’serai peut être fixé quand j’arrêterai de faire des textes où j’frappe ma p’tite copine ». #

« Mais ferme ta gueule, ou tu vas t’faire Marie-Trintigner »

Orelsan n’aime pas le 14 février, c’est le moins qu’on puisse dire. Dans le titre « Saint-Valentin », le rappeur ose un « Mais ferme ta gueule, ou tu vas t’faire Marie-Trintigner ». La référence ne passe pas pour les associations. En 2003, l’actrice Marie Trintigner meurt trois jours après avoir été battue par son conjoint, Bertrand Cantat (la chanteur de Noir Désir). Bref, l’artiste ose tout. Tout le monde est au moins d’accord sur ce point…

Émilie Moulin

À lire aussi :

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *