Les Grammy Awards 2018, la soirée de l’engagement politique

Après le fonds de soutien Time’s up, le mouvement Me Too et les ratés perpétuels de Donald Trump, la soirée des 60e Grammy Awards a été lourde de sens ce dimanche 28 janvier. De nombreux artistes se sont réunis sous le signe de l’engagement politique.

Capture d’écran Youtube

Jay-Z président des États-Unis en 2020, Kesha accompagnée de célèbres chanteuses pour entonner « Praying », des stars qui lisent à voix haute le livre dénonciateur « Fire and Fury », … Plusieurs prises de position ont rythmé les Grammy Awards cette année. Comment ne pas commencer par les multiples critiques lancées en direction de Donald Trump ?

Trevor Noah, présentateur du Daily Show, ne pouvait s’empêcher de railler le chef d’État lorsqu’il a présenté le Best Comedy Album. Plus subtil, le rappeur Kendrick Lamar a profité de sa présence sur scène pour dénoncer la mort de jeunes noirs sous les balles des policiers américains. Durant sa performance, il imite un tir de fusil avec le mouvement de ses bras. C’est l’hécatombe. Les danseurs autour de lui s’écroulent un par un. Puis, lorsqu’il reçoit l’une de ses quatre récompenses, il lance avec enthousiasme un petit « Jay-Z président ».

 

Décidément, le président à la chevelure orange est encore une fois la cible de moqueries d’Hollywood. Dans une vidéo du Late Late Show with James Corden, l’hôte de la soirée passe un casting. Le but, sélectionner le meilleur narrateur du livre « Fire and Fury : Inside the Trump White House ». Un invité surprise fait même irruption à la fin … Ce n’est autre que Hillary Clinton.

Le harcèlement, figure de proue de la cérémonie

Dès l’étape du red carpet, la tension est palpable. Les invités arborent des roses blanches en signe de lutte contre le harcèlement sexuel. Une initiative approuvée par le mouvement Time’s up sur Twitter : « une rose blanche symbolise le respect, rend hommage aux nouveaux départs et signifie l’espoir pour l’avenir ».

Voici quelques photos des célébrités ornées de ce symbole :

© Andrew Kelly / Reuters
© Andrew Kelly / Reuters

Mais, la réelle consécration de ce combat a été officialisée avec la performance de Kesha. Aux côtés de Bebe Rexha, Julia Michaels ou Camila Cabello, la chanteuse harcelée par son ancien manager pendant des années a de nouveau brisé le plafond de verre avec sa chanson « Praying ». Les artistes étaient vêtues de blanc et n’ont pas hésité à montrer leur amour les unes pour les autres à la fin du morceau.

 

Cet instant, chargé en émotions, a été présenté par la talentueuse Janelle Monae. Son discours sur les inégalités femmes-hommes a initié le mouvement Time’s up dans l’industrie musical. Son but est de « secouer notre culture » et surtout de « démanteler celle qui dérange ».

 

Sans oublier la représentation de Lady Gaga et l’allocution de Camila Cabello sur les dreamers (rêveurs) qui viennent aux États-Unis avec l’espoir d’un avenir meilleur.

Marie Boetti

Source Photo : orsvp.com

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