Tout savoir sur la PMA !

Depuis quelques années, la PMA est revenue sur le devant de la scène politique. Le Conseil consultatif national d’éthique, a rendu son verdict et serait favorable à ce que toutes les femmes puissent en bénéficier. Mais concrètement, qu’est-ce que la PMA ?

Le combat pour ouvrir la PMA pour toutes ! ( Photo DR)

C’est une promesse du président de la République, Emmanuel Macron. Rendre la PMA, ouverte à toutes les femmes. Plusieurs ministres tels que le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, ou encore le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, ont fait entendre qu’ils étaient favorables à ce que la procréation médicalement assistée (PMA) soit ouverte aux femmes célibataires, en couple ou homosexuelles. Alors qu’Edouard Philippe, premier ministre était réticent face à cette idée, il semble bien avoir changé d’avis. Jeudi 27 septembre, il a déclaré sur France 2 durant « L’émission politique » : «  J’y suis à titre personnel, plutôt favorable et je pense que l’on peut y aller ». Un droit qui va pouvoir enfin voir le jour ?

Zoom sur la définition de la PMA

La PMA ou procréation médicalement assistée repose sur deux méthodes distinctes, qui prennent en compte l’état de santé et les impossibilités de procréation au sein d’un couple. L’insémination artificielle désigne une procédure où les spermatozoïdes du père ou d’un donneur anonyme sont inséminés, la fécondation se fait « in vivo » à l’intérieur du corps de la mère, à l’instar du processus naturel.

La deuxième méthode est la fécondation « in vitro », qui consiste à produire des embryons en laboratoire, qui sont ensuite transférés dans l’utérus de la mère.

Si on entend parler de la PMA ces derniers temps, c’est que, pour le moment, elle n’est ouverte qu’aux couples hétérosexuels en âge de procréer, mais pas forcément mariés.

De nombreuses règles à suivre !

Pour qu’un couple puisse en bénéficier, il doit répondre à quelques caractéristiques : une infertilité médicalement constatée ou une maladie grave qui peut être transmise à l’enfant ou à l’un des parents.

La PMA est pratiquée dans des établissements spécifiques qui ont reçu une autorisation ! Il faut savoir que le don de sperme ou d’ovocyte est volontaire, anonyme et gratuit. Le nombre d’enfants issus d’un seul donneur est limité à 10. Enfin, il est interdit d’avoir recours à un double don de gamètes, autrement-dit spermatozoïde et ovocyte.

1 bébé sur 30 issu de la PMA

En France, la PMA est remboursée à 100% par la sécurité sociale, à condition que la mère soit âgée de moins de 43 ans. La prise en charge s’applique sur tous les soins : stimulation, manipulation, anesthésies, la fécondation en laboratoire et le transfert des embryons. Toutefois, il y a un nombre limité de tentatives par le PMA : quatre fécondations « in vitro » et six inséminations intra-utérines. Une fois ces limites dépassées, le couple a le droit d’y avoir recours, mais à leurs frais. Ils pourront à ce moment-là se tourner vers les assurances complémentaires santé, qui peuvent prendre quelques frais à leur charge.

 

Graphique : sciencetavenir.fr

Louise Brown, une Britannique, est le premier « bébé-éprouvette » qui a vu le jour le 25 juillet 1978. En France ,1 bébé sur 30 est issu d’une procréation médicalement assistée ! D’ici 2019, il pourrait y avoir 400 000 enfants conçus par fécondation in vitro (FIV).

Mathilde Dandeu 

 

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