Pourquoi il faut regarder « The Bold Type » avant de retourner au bureau

Diffusée pour la première fois l’été dernier, la série « The Bold Type » agit comme un véritable guide de survie. Elle couvre toutes les problématiques rencontrées dans un environnement professionnel, tout particulièrement dans les confins d’un building composé d’un labyrinthe de bureaux.

Capture Youtube / Freeform

Féminisme, sexualité, viol, journalisme, alcool, racisme… La série « The Bold Type » aborde une multitude de sujets qui touche le monde de l’entreprise, mais aussi la vie intime de ceux qui font tourner ce milieu. Grâce aux deux saisons déjà diffusées aux États-Unis – mais aussi en France – la reprise peut s’avérer plus douce pour certains. Elles peuvent aussi les préparer face aux nombreuses péripéties qui les attendent.

 

Alors, voici une liste des raisons pour lesquelles il faut – à tout prix – regarder cette série avant de reprendre le chemin du bureau. « The Bold Type » évoque :

  • Les relations amoureuses au travail

Il est difficile d’entretenir une relation charnelle ou amoureuse avec un collègue de travail, tout d’abord parce que certains services des ressources humaines encadrent ce genre de liens avec une quantité suffisante de paperasse pour vous démotiver ou l’interdisent simplement. Dans les bureaux de Scarlet, le magazine dans lequel travaillent Jane, Kat et Sutton (les trois protagonistes de cette série), ces services demandent des comptes à tous les employés. Alors, pour que Sutton, simple assistante, et Richard, haut responsable de la maison mère du quotidien, puisse continuer leur idylle, ils doivent se cacher.

Mais, ce n’est qu’une question de temps avant que des personnes apprennent leur histoire, qui a bien évolué en l’espace de quelques épisodes. Mais, que risquent-ils exactement ? Sutton est une jeune fille ambitieuse qui rêve de percer dans le milieu de la mode. Comment pourrait-elle garder un semblant de crédibilité si les autres membres de l’équipe apprenaient qu’elle couchait avec l’un des « boss » de la boîte ? Tout comme dans la réalité, Richard obtiendrait quant à lui une tape sur l’épaule et sa réputation en prendrait un coup, mais seulement pendant quelques jours.

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Une question terriblement difficile : choisir l’amour ou la carrière ? Et peut-on choisir les deux ?

  • Le viol

Le dernier épisode de la saison 1 se termine sur l’un des sujets les plus sensibles de la série : le viol. Jane aperçoit une jeune femme dans un parc avec deux poids entre les mains, symbole de la douleur qu’elle porte après son agression. L’occasion d’aborder une thématique qui touche des milliers de femmes (mais aussi des milliers d’hommes). En 2017, 25 000 personnes ont été victimes de viol ou d’une tentative de viol en France, selon un rapport réalisé par la présidente de la Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale, Marie Pierre Rixain, et par la députée Sophie Auconie. Un chiffre qui continue de grandir.

Aux Etats-Unis, 700 000 femmes sont violées ou agressées sexuellement chaque année, comme le dénonce Amnesty International. Une femme sur trois et un homme sur six a déjà vécu une forme de violence sexuelle dans sa vie, d’après le National Sexual Assault Resource Center.

  • L’orgasme féminin

Dès les premiers épisodes de la série, Jacqueline – la rédactrice en chef de Scarlet – demande à Jane de se charger de la rubrique « sexualité ». La jeune journaliste n’est clairement pas dans son élément. Et l’environnement sûr que représente Scarlet n’y fait rien. Elle ressent beaucoup de pression car elle n’a jamais eu d’orgasme. C’est le cas de beaucoup de femmes. Comme le révèle Marie France, seulement 5% de femmes atteignent ce taux de plaisir lors du premier rapport sexuel et uniquement 16% d’entre elles y arrivent systématiquement (contre 90% pour les hommes).

Pourquoi ces chiffres sont-ils si bas ? Pour la créatrice du compte Instagram « T’as joui ? », c’est une question de communication et d’information.

  • Le principe du « dating game » des nouvelles générations

Tinder, Set You Up… Dans cette série, comme dans la vraie vie, tous les moyens sont bons pour faire des rencontres. Au-delà du bureau, il existe une autre énergie qui se manifeste dans les bars, autour d’un verre, et dans les rues, près d’un violoniste fauché. Pendant un instant, trouver sa moitié semble possible.

C’est la quête qu’entreprennent les femmes du « bold type », du type ambitieux en français. Cette ambition, bien qu’elle les mène parfois dans des situations plutôt cocasses, leur permet de vivre des expériences tout à fait singulières. Des expériences qui sont représentatives des nouvelles générations actuelles et de leur capacité à passer d’un partenaire à un autre. Mais, dans le fond, ce mouvement semble être né d’un besoin de constance et de sécurité, et parfois même d’aventure et de passion.

  • L’intégrité journalistique

Scarlet n’est pas le seul magazine ou média cité dans cette série. Le Huffington Post, le Whashington Post et le New York Times sont évoqués. Mais aussi Incite, un site (fictif) qui se consacre à une actualité plus politique et engagée. Voilà pourquoi Jane envisage de quitter Scarlet pour le rejoindre. Mais, une fois à Incite, Jane se rend compte du véritable visage du journalisme lorsqu’elle écrit son premier article sur une entreprise qui produit des coupes menstruelles. Un scandale qui touche celle-ci va apparaître comme un véritable enjeu éthique pour la jeune rédactrice. Elle sera d’ailleurs en désaccord avec sa cheffe.

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Jusqu’à quel point peut-on dire la vérité, que cela soit dans un journal ou à travers les pages de son quotidien ? L’honnêteté n’est-elle pas primordiale ? Le jugement ne doit-il pas être placé en arrière plan ?

  • Le racisme

Dès la saison 2, Kat prend la tête du service « réseaux sociaux » de Scarlet. Pour l’occasion, elle doit écrire une brève présentation d’elle-même. Mais, elle lutte pour trouver les bons mots. L’un de ses amis lui conseille de mettre qu’elle est la première directrice noire de ce service. Quand elle refuse parce qu’elle ne voit pas le lien avec son travail, un choc se crée face à son héritage métis.

Ses parents l’ont toujours protégée du racisme ordinaire ou non ordinaire en éliminant les étiquettes. Ainsi, elle n’aurait pas à être définie uniquement par sa couleur de peau. Une idéologie qui va à l’encontre de la réalité, que Kat a préféré ignorer.

  • La religion face à l’embauche

Adena, la partenaire de Kat, est une femme musulmane pratiquante et lesbienne. C’est une artiste qui n’a pas peur de se mettre des étiquettes. Elle les utilise comme une force. Dehors, elle porte un turban par-dessus ses cheveux bruns. Elle parle sa langue maternelle lorsqu’elle en a envie. Elle prie lorsqu’elle en a besoin. Elle est libre.

Mais, cette liberté n’est pas tolérée quand elle commence à chercher du boulot en tant qu’artiste. Après avoir réalisé de multiples expositions, elle est confrontée à l’obtention obligatoire d’un visa pour pouvoir rester et travailler. Ces papiers vont être terriblement difficiles à se procurer.

Si vous êtes déjà sous le charme de « The Bold Type » et que vous voulez lire les articles écrits dans la série, rendez-vous sur le site de Freeform.

Via Giphy

Marie Boetti

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