Université de Strasbourg : découverte de restes de victimes d’expérimentation nazies

Des restes de nouvelles victimes supposées d’expérimentations nazies, effectuées par le professeur Hirt entre 1941 et 1944, ont été découverts dans des boîtes à l’Université de Strasbourg. 

Les laboratoires de l’Université de Strasbourg regorgent de sombres secrets. Entre 1941 et 1944, le professeur SS August Hirt aurait mené des expérimentations et « expériences médicales » sur 86 Juifs déportés d’Auschwitz, gazés à Struthof. Ils avaient été choisis dans les camps de la mort pour constituer une collection de squelettes juifs. Depuis la Libération, la faculté de médecine avait assuré de plus être en possession d’aucune trace de ces expériences dans ses collections. Pourtant, ce samedi, France Bleu Alsace a rapporté qu’une commission d’enquête historique avait découvert une vingtaine de boites contenant des restes humains, étiquetés au nom de Hirt. Une découverte macabre qui relance une « vieille rumeur ».

En 2015, les restes des 86 victimes du nazisme avaient été retrouvés dans le pôle médecine de l’Université. De son côté, le médecin Michel Cymes avait affirmé dans son livre « Hippocrate aux enfers » que la faculté de Strasbourg conservait encore des restes de ces victimes. Face à ces accusations, l’Université a mandaté une commission historique afin d’analyser le contenu des collections de l’institut d’anatomie, et ainsi faire taire la rumeur.

Après un travail colossal d’identification, la commission a découvert une vingtaine de boites portant le nom de August Hirt contenant des restes humains. Des thèses de médecine datant de l’année 1943-1944 ont également été trouvées dans les boites. A ce stade, rien ne prouve que ces lames d’études sont bien le fruit des expérimentations du professeur SS. Des analyses supplémentaires devraient avoir lieu pour le déterminer.

Source photo : Le Point

Audrey Bernard 

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