Ophenya en route pour l’Eurovision Junior 2023 : « Les gens n’aiment pas la réussite des autres »

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Avec ses 800k d’abonnés sur Instagram et plus de 4 millions d’abonnés sur Tik Tok Ophenya se bat depuis 2020 contre le harcèlement. Un thème choisi par l’Eurovision Junior, dont elle est l’heureuse co-animatrice aux côtés d’Olivier Minne et de Laury Thilleman. Rencontre. 

Comment es-tu arrivée sur le projet de l’Eurovision Junior ? 

On m’a présenté l’Eurovision en m’expliquant qu’ils avaient le choix entre plusieurs personnes. Et quand j’ai eu rendez-vous avec eux, ils ont aimé mon profil. Après, il ne faut pas oublier que la chanson de l’Eurovision Junior parle du harcèlement. Ayant créé un signe contre le signe contre le harcèlement et sachant la ma lutte pour cette cause, je pense que nous étions en phase. Un grand merci à France Télévisions pour leur confiance.

Qu’est-ce qui te plait dans cet exercice d’animatrice ? 

J’ai toujours rêvé d’être animatrice. Tous les jours je live énormément. Je fais des vidéos, des contenus, beaucoup beaucoup de live devant 10 000 personnes, 20 000 personnes et ça me plait.  Je traite beaucoup de sujets. J’ai développé un concept nommé le “Raid love” qui fonctionne très bien. C’est un concept altruiste qui permet d’envoyer de l’amour à une personne de ma communauté ou pas. Il cartonne je ne m’y attendais pas. Il y a également “Ça reste entre nous”, une émission dans laquelle je fais monter les abonnés pour traiter des thématiques telles que les violences conjugales, les agressions sexuelles, le harcèlement scolaire… ils viennent parler et on essaie de les aider au mieux. Parfois je fais monter des professionnels pour encore plus les guider. Donc finalement ce métier d’animatrice je le fais un peu dans mon quotidien, bien que l’Eurovision Junior soit un événement majeur et légendaire qui rassemble 16 pays et près de 33 millions de téléspectateurs. C’est énorme. J’ai la chance incroyable de performer aux côtés de professionnels rodés à l’exercice: Laury Thilleman et Olivier Minne. Ça aide lors d’une première fois devant une telle audience.

Est-ce que tu peux nous parler des coulisses de l’Eurovision Junior ? 

Je suis agréablement surprise par l’ambiance familiale qui règne au sein de la production. Tout le monde s’entend très bien. Je suis rassurée toutes les deux minutes, c’est-à-dire que même quand je ne demande pas on me rassure. Je pensais que ça allait être stressant, mais pas du tout. Ils mettent tout en place pour nous rassurer, pour faire en sorte que tout se passe très bien. On s’entraide, on relis nos textes… l’atmosphère est bon enfant tout en étant très professionnelle.  

Tu te bas contre le harcèlement, est-ce que justement ces concours pour les enfants, comme The Voice Kids, l’Eurovision Junior, n’entraînent pas des cas d’harcèlements, notamment pour ceux qui n’arrivent pas jusqu’à la victoire ? 

Je dirais que malheureusement quoi que l’on fasse, on sera toujours critiqué. Pour moi, ces enfants-là qui sont arrivés jusque-là c’est déjà une grande victoire et il n’y a aucun perdant. Il faut qu’ils prennent conscience que les gens n’aiment pas la réussite des autres. Quand ils vont retourner en cours, ils peuvent y retourner la tête haute car ils étaient des milliers au départ et chacun repartira la tête pleine de souvenirs incroyables. En cas d’harcèlement, je recommande aux enfants de se rapprocher de leurs proches et de prendre contact auprès de professionnels afin de faire cesser les malveillances. Aucune épreuve ne devrait générer de l’harcèlement, c’est pour cela que nous devons faire front contre ce fléau. 

Entourée de tous ces enfants, est-ce que tu as eu l’occasion de les sensibiliser contre le harcèlement ? 

Totalement, j’ai pu parler à tous les candidats. C’est vrai que l’on a parlé du harcèlement, ils m’ont raconté leurs histoires, qu’ils se sont fait harceler à telle époque, qu’ils ont vécu ça… c’est vrai que c’est touchant, car avec tout ce qu’ils vivent déjà à leur si jeune âge. C’était impressionnant. 

Qu’est-ce que tu as pu observer chez ces enfants ? De la solidarité ou au contraire de la concurrence ? 

Je pensais qu’il y aurait de la concurrence, c’est quand même un gros concours. En fait pas du tout, ils ne le prennent pas du tout comme ça. Ils sont tous souriants, ils chantent même leur chanson ensemble, c’est magnifique à entendre. Il y a vraiment une véritable solidarité. 

Est-ce que tu as tes petits favoris ? 

(Rire) J’aime beaucoup l’Espagne, la France et l’Italie. C’est mes trois pays de coeur que j’aime beaucoup. 

Un petit mot pour encourager tous ces enfants ? 

Il faut qu’ils prennent ça comme une victoire, peu importe le résultat. D’en arriver là c’est exceptionnel.