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« Stalk », la série qui hacke le piratage en ligne

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Alors que la saison 5 de « Skam » vient de s’achever sur France tv slash, la plate-forme numérique de France Télévisions accueille un programme inédit sur les hackers ayant un goût prononcé pour le voyeurisme. Un récit divertissant et lugubre.

Et s’il suffisait de quelques lignes de code ou d’une application pour entrer dans le téléphone ou l’ordinateur de quelqu’un ? Cela semble trop facile ? Peut-être est-ce un raccourci. Pourtant, certains hackers – ou pirates informatiques – y parviennent avec une aisance déconcertante, comme dans « Stalk », la nouvelle série de France tv slash.

Pour Lucas, nom de code Lux, c’est aussi simple que de faire du vélo. Le jeune boursier, coursier pour un service de livraison alimentaire à ses heures perdues, rejoint l’École nationale des sciences de l’informatique (Ensi) alors qu’il n’en a pas besoin. Il est là pour le défi, pour rencontrer l’un des plus grands hackers de France enseignant le code dans l’établissement scolaire de renom. Il se laisse séduire par le cyberharcèlement – le « stalk » comme l’explique Lux – et finit par tomber dans une spirale infernale.

« Passez directement au morceau de scotch »

Au départ, il souhaite simplement se venger des membres du bureau des étudiants (BDE) à l’origine de la diffusion d’une vidéo humiliante. Il doit trouver un moyen d’y parvenir : d’abord, s’immiscer dans l’ordinateur de sa victime à l’aide d’un simple lien ; puis, avec quelques lettres seulement, accéder à sa webcam. C’est un véritable cours de piratage informatique.

En réalité, les explications de Lux, interprété par Théo Fernandez (Les Tuche, Gaston Lagaffe), effraieraient la plupart des internautes. « Pour protéger sa vie privée, mieux vaut oublier Apple, antivirus, pare-feu et compagnie. Passez directement au morceau de scotch », conseille-t-il. Depuis 2013, le grand public connaît les failles des appareils électroniques. Grâce au travail du lanceur d’alerte et informaticien américain, Edward Snowden, il sait désormais qu’un organisme, tel que la NSA, ou un hacker compétent peut mettre en place un système de surveillance de masse.

Personne n’est en sécurité. Dans la série, Lux passe de téléphone en téléphone et s’infiltre dans la caméra intérieure de ses proies. Mais, à mesure que la nouvelle d’un « stalker » se répand sur le campus, les étudiants se munissent de l’arme ultime : l’autocollant. Il permet ainsi de recouvrir l’objectif et de bloquer le jeune homme.

Une jeunesse déchirée par ses obsessions

Au-delà de l’apport de connaissances informatiques, le visionneur en apprend davantage sur la nature humaine. Car si notre anti-héros, mis de plus en plus sous pression, agit de la sorte, c’est pour Alma, une étudiante rêvant de partir à Montréal. Son attachement devient une réelle obsession. Il la découvre à travers un écran, et à son insu.

Quant à ses bourreaux de l’Ensi – Alex, Samir et Lolo – ils sont obnubilés par l’argent. Le trio tente de construire un réseau de ventes de drogues à travers l’application de l’école. Face à leur échec, ils utilisent les compétences exceptionnelles de Lux et ruinent la vie de plusieurs membres de l’université. L’un d’entre eux, un sportif populaire, essaie même de se tuer lors d’un direct lancé sur Instagram.

Se cacher derrière un écran et un clavier n’est viable que pour un certain temps. La réalité rattrape rapidement Lux, avant de condamner les véritables responsables d’une société toxique. Une série à ne pas louper ! Les dix épisodes de vingt minutes de “Stalk” sont disponible sur le site de France tv slash.

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