Jean-Paul Gaultier et ses pièces avant-gardistes

On le connaît pour sa marinière, le soutien-gorge osé de Madonna ou encore ses muses déjantées. Depuis près de 40 ans, il dessine une femme rêvée, forte et assumée. Il s’impose comme un véritable artiste dans les années 80. Aujourd’hui, il fête ses 66 ans. L’occasion de revenir sur ses plus grandes réussites …

Un esprit libre et des silhouettes originales … Jean-Paul Gaultier est là pour créer. Dans sa collection printemps été 2018, il propose des lignes fluides, des motifs psychédéliques, des tailleurs loufoques. C’est un véritable jeu des matières. Un art qu’il a appris grâce à son mentor, Pierre Cardin. A partir de là, il obtient le sens du spectacle. Puis, il cherche à s’affirmer en défiant les codes. Il est décrit comme un « contestataire ». Pour lui, la mode, « c’est un besoin de reconnaissance visuelle, de revendication même ».

 

La marinière

Une créativité qu’il exprime dès ses débuts avec le total look motard-rock. Il démocratise la marinière en 1993 avec la première collection de prêt-à-porter masculine. Un souvenir d’enfance qui le hante et qui deviendra sa marque de fabrique.

Wikimedia Commons © Jean-Paul Gaultier Kunsthal Rotterdam

Les soutiens-gorge coniques

Puis, c’est au tour des corsets et des robes aux seins coniques, dont Madonna est l’égérie. C’est une nouvelle manière de voir LA femme. Elle est plus provocante, affirmée, osée. Il construit et déconstruit l’image d’une femme-objet. 

Wikimedia Commons © HellN

« J’ai toujours voulu, tant en couture qu’en prêt-à-porter, faire des collections qui puissent s’adresser à des femmes différentes, de tous les styles et de tous les âges »

La jupe masculine

Jean-Paul Gaultier a toujours entretenu le mystère autour des genres. Il confectionne des jupes pour les hommes. La première fois, c’est en 1985 lors de la collection « Et Dieu créa l’Homme ». La frontière entre les sexes se floute. Le créateur casse les codes, un phénomène inspiré du dadaïsme ambiant. A bas les clichés !

Il développe ensuite la mode de rue avec la collection « piercings et tatouages ». C’est l’un des premiers à avoir insufflé la culture transgenre sur le catwalk. Le message est clair : il faut être soi-même !

Marie Boetti

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