Vendre sa virginité, une pratique qui se banalise

Dans une société de consommation où tout peut s’acheter, certaines jeunes filles sont prêtes à vendre leur virginité au plus offrant. Et ce, en échange de quelques milliers ou quelques millions de dollars. Mais, comment se démocratise cette pratique ?

Via Giphy

Il suffit d’un simple clic. Et hop ! C’est acheté, un peu comme sur Amazon ou Le Bon coin. Mais, cette fois-ci, le produit est la virginité d’une jeune fille. Une pratique qui pose la question de la sexualité féminine. Ici, elle se banalise et se monétise. La virginité devient un simple bien de consommation. Mais, pour ces adolescentes ou ces femmes, la « marchander » représente un moyen de se faire de l’argent facilement. Leurs raisons sont multiples : payer des études, réunir des fonds pour la bonne cause, comme la construction de maisons au Brésil, financer des factures médicales, …

Elles sont considérées comme l’offre et les hommes – plutôt aisés – comme la demande. Souvent, elles doivent faire face à des critiques. Voilà pourquoi certaines préfèrent rester anonymes, telles que « UniGirl« . Mais, pour d’autres, c’est un véritable concours de popularité.

Mais comment peut-on se construire une telle fortune avec sa virginité ?

La plupart du temps, les clients de ce type d’enchères veulent une preuve de leur virginité. Pour autant, nombreuses sont les filles qui parviennent à trouver un acheteur intéressé. En 2008, Nathalie Dylan remporte 3,7 millions de dollars. La jeune étudiante souhaite financer son master de droit.

Mais, pour cela, il s’agit d’assurer une bonne communication. Faire une vidéo, partager la proposition sur les réseaux sociaux ou passer par des entreprises d’escortes comme Jasmin, cette année, avec Cinderella Escorts. Une méthode qui lui a permis de rencontrer un acteur célèbre à Los Angeles, pour une modique somme de 1,2 million de d’euros. L’étudiante britannique en avait « marre d’attendre le bon ».

Est-ce autorisé en France ?

La jeune Jasmin est passée par Cinderella Escorts, une entreprise allemande. Mais, si elle était en France, la situation serait toute autre. Vendre sa virginité peut être l’équivalent d’une forme de prostitution. Impossible de condamner la jeune femme dans ce cas-là. En revanche, depuis 2016, les clients peuvent être poursuivis, notamment pour proxénétisme. En un an à peine, ils étaient plus de 900 à recevoir une amende.

Marie Boetti

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